Sommaire de l’entretien

Entretien avec Annick Marteau (janvier 2023)

00:00:00 Comment es-tu arrivée à la pédagogie institutionnelle ?
00:03:30 Il y avait très peu d’institutions en maternelle : elle les a transposé dans sa classe.
00:06:15 La transformation du changement de pédagogie, le désir d’aller à l’école. Histoire de la pédagogie Freinet.
00:08:30 Le groupe de pédagogie institutionnelle charentais et les autres.
00:09:10 S’engager en PI ça implique quoi en terme de travail ? Les métiers et le conseil de gestion des métiers. Les panneaux.
00:13:15 Comment se déroule une journée de travail en cours élémentaire ? Présidents de journée et autres présidents. Organisation et suivi des projets d’exposé. Compte rendus de lecture. Élaboration du journal le matin. Entraînement le matin et productions l’après-midi. Exemples de production. Toujours présentées ou transmises à d’autres.
00:19:00 Quelles différences entre la pédagogie traditionnelle et les techniques Freinet et la pédagogie institutionnelle ? Exemple de l’enfant qui s’adapte grâce au métier.
00:23:10 Qu’est-ce que ça t’a apporté ? Arrivée dans la classe de Guy Girard : les enfants lui ont montré les outils. Culture du collectif construit autour de valeurs : respect, protection et soutien dans les progrès.
00:26:00 Récit de l’enfant persécutée défendue par une autre élève.
00:28:00 Égalité fille/garçon. Vigilance de tous sur le respect des personnes.
00:30:45 Quand le temps de cantine à été retiré aux enseignantes, des comportements violents se sont développés. La PI est une protection et une contention.
00:32:15 Comment garder le cap de l’engagement pédagogique au quotidien ? Comment les institutions instaure la démocratie et jugule la toute puissance de l’enseignante. Risque de pervertir les outils.
00:35:50 Travailler avec d’autres, idéalement au niveau d’une école : réunions d’équipes pédagogiques en fin de journée.
00:37:45 Le cas du garçon qui avait une emprise très forte sur le groupe de garçons de la classe.
00:40:55 Le travail avec le groupe de PI, les récits de classe, les monographie, les rencontres avec d’autres groupes à Toulouse ou à La Borde. Une formation permanente. Mettre sa pratique à l’épreuve. Ajustement et actualisation des pratiques. Vérifier la solidité des fondations sur lesquelles s’appuie les outils que l’on crée.
00:43:20 Adapter les outils pour des enfants qui présentaient des difficultés. École de Javrezac recherchée par des parents d’enfants à la recherche de ce cadre pédagogique et/ou des enfants en difficulté. Une hétérogénéité bénéfique à tous.
00:45:25 Une réputation erronée sur le profil des enfants accueillis à Javrezac. L’inspectrice et l’élève caractérielle.
00:52:30 La fin et la fermeture de l’école de Javrezac. Conjonction de l’action de la nouvelle municipalité et de l’administration qui chasse les pédagogies alternatives. École de Javrezac comme résistance. Attaque à travers le temps de la cantine. Renforcement de la surveillance à la cantine.
00:59:00 Passage à un système autoritaire. La cantine est devenue un lieu de violence alors que c’était un espace de coopération et d’autonomie où les enfants étaient responsables les uns des autres. Unique règle à la cantine : « je respecte l’adulte ».
01:01:00 Tentative de la Mairie de contacter le mouvement Freinet pour remplacer les enseignantes qui partaient. Septembre 2016 : 1 élève inscrit. Mairie a gardé l’école ouverte un an sans élève.
01:03:20 Le rôle et les raisons de l’administration de l’EN dans l’action de la Mairie. Dépossession des enseignants de leur liberté pédagogique. Réduire les enseignants à des exécutants. Autoritarisme, soumission de la hiérarchie, plus de place pour l’individu.
01:06:30 Recommandations pour des jeunes enseignants qui souhaitent pratiquer la PI. Se rapprocher de personnes qui pratiquent déjà la PI comme formation et protection.
01:07:50 Le mot de la fin : « Même la lutte forme. »